Jeudi 16 juillet 2009
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281 000. De début mars à fin mai, le nombre de chômeurs a augmenté de 281 000 en Grande
Bretagne, un record. Si le pays connaît sa pire récession depuis la seconde guerre mondiale, il détruit moins d’emplois que prévu.
Selon une information révélée par Le Monde.fr, le nombre de licenciements est moins important au Royaume Uni qu'il ne le fut au début des années 1990, lors de la dernière récession, pourtant moins
violente qu'aujourd'hui. La raison est simple : la flexibilité.
Les entreprises ont, depuis un an, massivement recours à toute une gamme d'instruments qui leur permettent de limiter les dégâts en matière d'emplois. Les propositions de gel ou de réduction des
salaires, les incitations aux congés sans solde, les invitations à la baisse du temps de travail fleurissent comme autant de mail reçus par les collaborateurs des entreprises
britanniques.
Ainsi, les 3 200 pilotes de British Airways ont accepté, lundi, un recul de 2,6 % de leur rémunération actuelle, couplé à une hausse de leur temps de travail. En échange, ils recevront des actions
et, surtout, le nombre de licenciements sera limité à 78 sur 40 000 salariés. Il y a deux mois, l’avionneur proposait déjà à ses salariés d’opter exceptionnellement pour le bénévolat (voir
article).
British Télécom fait de même. L'opérateur vient de leur proposer jusqu'à un an de vacances, payées à 25 % de leur salaire à ses salariés. Ceux-ci pourront également passer à temps partiel en
touchant une prime de 1 200 euros. L'entreprise pourrait alors revoir à la baisse son projet de licencier 15 000 personnes dans les douze prochains mois.
En France si les mesures de chômage partiel existent déjà, elles sont beaucoup plus rares. Alors pourquoi nos amis anglais cherchent-ils à contenir le chômage par tous les moyens ? Peut être parce
que le coût de licenciement est particulièrement élevé outre manche (15 000 euros en moyenne par salarié selon le CBI*) et qu’une fois l’économie repartie, ce sera autant de frais de
recrutement en moins. So british ! Comme raisonnement.
*Confederation of British Industry
Antoine Vlastuin © Keljob.com