Mardi 7 juillet 2009 2 07 /07 /Juil /2009 17:13

Quel est le point commun entre Matt Damon, Natalie Portman et Bill Gates ? Réponse : ces trois people ont usé les bancs de la prestigieuse université d’Harvard, comme 40 prix Nobels avant eux. Aujourd’hui, rien ne va plus pour l’institution. Victime de placements financiers malchanceux, la plus célèbre université américaine s’est résolue à dégraisser ses effectifs.

Marilyn Hausammann, vice-présidente chargée des ressources humaines, a annoncé 3 mesures : suppression de 275 postes sur les 16 000 que compte Harvard, gel des salaires pour l'année fiscale 2009-2010 pour plus de 9 000 employés, passage au temps partiel pour une quarantaine d’employés.

L’établissement de Boston va mal mais reste l’un des plus riches de la planète. Le fond Harvard regroupant les actifs de l’université, qui représentait 37 milliards de dollars d'avoirs au 30 juin de l'année dernière, a dégringolé de 30 %. Aujourd’hui, il resterait doté d’un peu plus de 25 milliards d’euros. Un montant qui laisserait songeur n’importe quel recteur d’une université de l’Hexagone.

Antoine Vlastuin © Keljob.com – juillet 2009

Par Antoine Vlastuin - Publié dans : 2009
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Vendredi 3 juillet 2009 5 03 /07 /Juil /2009 18:08
Joie des déclarations politiques. Le président de la République Nicolas Sarkozy a défendu son point de vue sur le travail dominical avec un exemple inédit. Lors de la visite des époux Obama en juin dernier, Nicolas Sarkozy a du intervenir pour faire ouvrir certains magasins parisiens et permettre à Michelle et ses filles de faire un peu de shopping.

« Est-ce qu'il est normal que le dimanche, quand Mme Obama veut avec ses filles visiter les magasins parisiens, je doive passer un coup de téléphone pour les faire ouvrir ? » Le reproche est du chef de l’Etat du pays de la baguette lors d’une table ronde à La Défense, le mardi 30 juin. A-t-il réellement téléphoné ? Personne ne le sait vraiment. Le sens de la communication et les préparations des collaborateurs ont fait le reste.

"Il faut être raisonnable. Qu'est-ce que ça peut bien changer ? Quel principe républicain cela [le travail dominical] remet-il en cause ? Faut-il absolument que les magasins soient ouverts aux heures et aux jours où les gens ne peuvent pas faire leurs courses ? (…) Avec 80 millions de touristes par an, ça fera un jour de plus où, dans les zones de tourisme, il y a aura de la croissance", a également plaidé Nicolas Sarkozy considérant que Paris devrait en totalité être classée en zone touristique. La capitale reçoit 29 millions de touristes par an, plus de 13 fois sa population totale (2,1 millions d’habitants.)

Antoine Vlastuin © Keljob.com ( photo DR)
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Vendredi 3 juillet 2009 5 03 /07 /Juil /2009 18:00

Ils étaient 108 à avoir été placé sur la liste noire de la direction. 108 rebelles de l’usine d’Osram en Alsace qui, pour avoir refusé une baisse de salaire de 12.5 % étaient directement menacés de licenciement. La justice vient de trancher. Le tribunal de Saverne (Bas-Rhin) a proposé une médiation à la direction et aux employés. Durant les trois mois d'action du médiateur, le plan social est bloqué, de même que les baisses de salaires.

L’entreprise Osram filiale du groupe germanique Siemens est spécialisée dans la fabrique d’ampoules à incandescence. Celles-ci seront dès 2012 déclarés non conformes aux normes européennes. L’usine d’Osram de Molsheim doit évoluer ou mourir. Une chose est sure pour l’industriel. Il va falloir dégraisser pour perdurer.

Dans ce sens, la direction de l’entreprise alsacienne a proposé en début d’année  une baisse de salaire de 12,5% étalée sur trois ans "pour pérenniser l'emploi". Convoqués pour des entretiens individuels, près de 500 salariés ont signé une déclaration acceptant ces nouvelles conditions. Mais 108 employés ont refusé. Nos Che Guevara locaux ont directement été placés sur la liste des licenciements « pour raison économique » Le syndicat de salariés  FO a répondu à l’attitude de la direction en portant l’affaire devant les tribunaux. 

A l’argument avancé par les représentants de la direction « produire en France revient trop cher », le président du tribunal, Henri Ontabilla a répliqué en expliquant « la vocation sociale » d’Osram, filiale d’un groupe multinational qui a généré 77,3 milliards d’euros de CA l’an dernier. Selon l’homme de Loi, Siemens génère autant d’argent «  qu’un petit état ».  En bref, Si Siemens ne peut financer une médiation, ou des reclassements : qui le fera.

Les deux parties devront s'entendre sous quinze jours sur le nom d'un médiateur. Il sera nommé par le tribunal pour une mission de trois mois, renouvelable une fois.

Antoine Vlastuin © Keljob.com ( photo DR)
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Jeudi 2 juillet 2009 4 02 /07 /Juil /2009 11:01
A croire que certains n’ont que ce mot à la bouche : buzzer. Grace au web et au relais médiatique (presse, TV), il ne faut que quelques jours à un chercheur anonyme pour devenir une vedette.  C’est ce que l’on appelle le « buzz ». Alors doit-on en passer par là pour trouver un emploi ? Nous avons posé la question à Sébastien Richard, directeur exécutif du Master MRH de l’université de Lille 1.

«  Il est peu probable que cela influence le recruteur » annonce tout de go Sébastien Richard. « si le buzz du candidat permet de mettre en avant des qualités ou un savoir nécessaires au poste désiré, pourquoi pas. Un recruteur recherche avant tout des compétences. »

Il y a des heureux…

Analysons quelques buzz de chômeurs. Ainsi en avril dernier, quand « Stivostin » ou plutôt Nicolas Catard, chef de projet informatique au chômage prend le micro et se filme en train de chanter son désir d’emploi, il trouve un emploi chez Kewego, entreprise spécialisée dans…les solutions vidéo. En 2008, quand Emma, une jeune étudiante rennaise de 22 ans, à la recherche d’un emploi de chargée de communication se la joue « candidate » sur les marchés de la capitale d’’Ille-et-Vilaine à l’occasion des dernières élections municipales, elle trouve un mois plus tard un emploi d’assistante com’. L’argumentation développée par Sébastien Richard tient la route.

Yannick Miel est peut-être l’exception qui confirme la règle. En février dernier, le jeune homme de  23 ans, pourtant diplômé en master 2 d’économie de l’université décroche un poste (en CDD) de consultant auprès du haut commissariat de Martin Hirsch après avoir distribué son CV habillé en homme sandwich sur le parvis du centre d’affaire de la Défense.  Il faut dire que tous les médias (presse, TV et radio) ont relayé son action. Le jeune homme est passé du statut de jeune diplômé au chômage à symbole d’une génération déçue. Or, les règles de la  politique guident parfois celles du monde du recrutement.

….et de la déception

Le buzz lancé par Jean-Pierre Le Floch n’a pas connu la même destinée. Souvenez-vous. En, mars dernier, l’ex directeur administratif prenait une initiative inédite. Quiconque l’aiderait à trouver un emploi toucherait jusqu’à 50 000 €. L’ancien DAF est aujourd’hui encore au chômage. La médiatisation a ses limites comme les RH ont leurs tabous. On évite de parler gros sous avant même un premier contact professionnel. A trop vouloir « buzzer » on prend le risque d’effrayer les recruteurs.

Visible un jour ne veut pas dire visible toujours

Pour Sébastien Richard  «  Chercher à se démarquer et donner de la visibilité à sa candidature a toujours existé. Ce phénomène est d’autant plus fort en période de crise. Internet n’a fait qu’amplifier cette tendance.»

Antoine Vlastuin© keljob.com
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Mercredi 24 juin 2009 3 24 /06 /Juin /2009 17:56

 

Un peu moins de 6 mois. C’est le temps qu’aura passé Brice Hortefeux au ministère du travail. A peine le temps de redécorer le bureau et d’annoncer un possible recul de l’âge à la retraite et Hop ! Voila le fils de banquier francilien muté au ministère de l’Intérieur. Une joie contenue mais attendue par l’intéressé. Si toute la presse se fait l’écho du remaniement ministériel opéré hier en pointant du doigt l’impensable : un Mitterrand entrant dans un gouvernement de droite, l’essentiel est ailleurs. Nos nouveaux ministres connaissent aussi bien leurs nouveaux ministères que Jean Pierre Coffe, le temps de cuisson d’un hamburger micro ondable. C’est bien là tout le problème.

 

Imaginez-vous recruteur. Vous venez de décider de l’ouverture d’un nouveau poste. Le CV d’un candidat vous est transmis. Pas de lettre de motivation. Premier mauvais point. Vous entamez quand même une lecture rapide du curriculum proposé. Aïe ça se gâte, vous ne relevez aucune expérience dans le domaine qui vous intéresse. Normal, vous constatez dans le même temps que le candidat ne propose aucun diplôme en adéquation avec le futur poste. En bon RH ce CV finit à la poubelle en moins de 30 secondes. Vous êtes dans vôtre rôle. Un peu dur mais impartial, vous recherchez le meilleur pour votre société.

 

Cette situation banale nous l’avons tous vécue. Qui n’a jamais râlé sur la psychorigidité et le technocratisme du pays de la baguette ? Mais parce que la politique aime a se soustraire aux règles du bon entendement, rien n’est vraiment pareil dans le monde gouvernemental.

 

Peut importe que la France soit un pays au PIB supérieur à 1500 milliards d’euros, Rama Yade diplômée de Science po’ débarque ainsi au ministère des…sports. Si Bernard Laporte, ex sélectionneur de l’équipe de France de Rugby pouvait revendiquer une légitimité dans le domaine, la tâche est plus ardue pour l’ancienne secrétaire aux droits de l’homme.

 

Les exemples sont nombreux. Si Xavier Darcos, professeur agrégé trouvait sa place dans le monde enseignant, sa nomination au ministère du travail laisse songeur. Idem pour Valérie Létard, la titulaire d’une formation d’assistante sociale débarque en « toute logique » au ministère de l’écologie.

 

Il ne s’agit pas de faire du populisme mais d’analyser les faits. La France est une nation certes, mais c’est aussi une énorme entreprise, avec près de 30 millions de salariés ou personnes dans l’attente de l’être. La responsabilité de nos dirigeants est énorme. Alors que le péquin moyen doit endurer une sélection quasi délirante avant de décrocher un emploi, pourquoi en serait-il autrement de la part de nos élus ?

 

Demain quand votre CV et votre vécu professionnel seront passés à la loupe par un chasseur de tête au costume impeccable, demain quand dans votre boîte aux lettre un courrier vous attendra où vous pourrez lire « Nous avons le regret de ne pouvoir donner une suite favorable à votre candidature, en effet votre profil de correspond pas à celui recherché », n’oubliez pas  l’adage de nos élus : «  faites ce que je dis, pas ce que je fais ».

Par Antoine Vlastuin - Publié dans : 2009
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Présentation

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  • : Actualité Formation Conseil Web Économie
  • : Libraire pendant deux ans (entreprise Richer puis groupe Decitre), puis éditeur papier (Elsevier Masson) et enfin éditeur web, j’anime les sites d’emploi et de formation de la société Adenclassifieds (groupe Le Figaro) depuis 2007. En charge principalement du site Keljob.com depuis octobre 2008, je rédige, brèves, billets, articles, interviews, dossiers sur tout ce qui fait l’actualité de l’emploi. Vous trouverez aussi sur ce blog, partie du travail réalisé pour cadremploi.fr.
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