Faut-il en rire ou en pleurer ? Quand un jeune chômeur en mal de
reconnaissance professionnelle rencontre un ministre en mal de reconnaissance médiatique, cela se solde…par un emploi.
Les faits : dépité de pas trouver un job, Yannick Miel, 23 ans, jeune diplômé en master 2 Intelligence économique et management des organisations de l’université de Bordeaux IV décide de « se vendre » sur un célèbre site d’enchères sur internet. L’annonce publié (puis retiré par le site), est très explicite : « Pratique, et peu coûteux à l'entretien, vous ne regretterez pas de vous offrir ce superbe jeune diplômé en pleine santé ».
Se brader sur le web n’est pas révolutionnaire. Il y a bientôt cinq, joddealer.net avait tenté de se faire une place dans l’hexagone. Ce site proposait de mettre en ligne des annonces d’emploi et de voir les candidats un à un, baisser leurs prétentions salariales jusqu’à la fin de l’enchère. Une loi motivée par Nathalie Kosciusko-Morizet a interdit le principe en France.
5 mois d’attentes pour un emploi décroché en 3 jours
Déçu (mais pas surpris) que son annonce soit retirée, Yannick Miel fait parler les médias. Mercredi dernier, il annonce son intention de « squatter » le parvis de la défense avec 500 exemplaires de son CV sur lui. Un remake d’une opération menée à New-York à l’automne par un cadre en mal d’emploi.
Une action qui entretient le buzz. Yannick Miel prend sa propre situation en exemple, et tient à manifester contre le peu de soutien accordé aux jeunes diplômés qui débarquent sur un marché de l’emploi en pleine déroute.
C’est donc sous les feux des projecteurs, que Yannick s’installe à la Défense, journalistes à ses côtés, il entame son travail de sape et distribue CV sur CV à qui veut tendre la main.
Joie et fortune de l’appareil médiatique, Le jeune homme est alors rejoint par Martin Hirsch qui a eu vent de son histoire. De chômeur, Yannick devient symbole. Un emploi lui est alors proposé directement par le Haut commissaire aux solidarités actives. Un CDD de 3 mois, toujours cela de pris.
Une évidente opération de com’ mais un geste qui pose débat. Si tous les chômeurs de France et de Navarre venaient à se présenter à la Défense avec 500 CV dans les poches, combien de ministres
faudrait-il pour fournir un emploi à tous ? Et que dire du milliard de CV distribué sur l’esplanade à des cadres bien circonspects.
50 milliards de Dollars. L’arnaque financière du siècle. Son auteur : Bernard Madoff.
Un ex homme d’affaire porté aux nues puis conspué par ses admirateurs déçus. Une carrière yoyo qui n’a d’égale que les formes improbables dessinées actuellement par les cours des bourses en salle
de marché.
Le monde du travail a aussi ses contes de fées. Si si, je vous jure. L’histoire qui
suit est réelle. Nous sommes en 1994, Sophie, jeune cadre dynamique, chargée de formation, avale ses 60 kilomètres journaliers en voiture pour se rendre sur son lieu de travail. Un
quotidien synonyme de marathon où Sylvie dépose sa progéniture chez la nounou à 7 heures du matin pour ensuite se consacrer des heures durant, à sa vie professionnelle. Jusque là, rien
d’incroyable. Jusqu’au jour où Sophie rencontre Sylvie, une cliente salariée RH d’un grand groupe d’agroalimentaire local.
Depuis de longues semaines, perturbations localisées ou non, dépressions, tempêtes
soudaines, plombent la météo de l’emploi. Il est plus que temps de guetter le ciel et d’attendre un éclat de soleil radieux qui illuminerait votre quotidien. Fermez les yeux. Votre prière
est exhaussée.
Depuis 2 ans l’emploi cadre faisait figure de bon élève avec un taux de chômage (- de
4 % des effectifs touché en 2008). Parce qu’aucun bastion n’est inviolable, la crise frappe à la porte. Selon une étude de l’APEC, le marché de l'emploi des cadres devrait accuser une chute de
17 % du nombre de recrutements en 2009. Cet arrêt brutal suit 2 années de prospérité : 208 200 embauches en 2007 et 199 440 en 2008. En 2009, l’APEC estime que le marché se
positionnera sur 165 000 recrutements environ.