Qui n’a jamais rêvé de tout plaquer ? Un ras le bol quotidien assumé parce qu’il faut bien travailler, une boule au ventre comme leitmotiv matinal. C’est un fait. Votre
boulot vous épanouit autant que le remplissage de votre déclaration fiscale. Il est peut être temps de changer. On n’a qu’une vie mais certainement pas une seule carrière professionnelle.
A toi comptable qui a toujours su…
…Que malgré ta foi pour les chiffres et le plan comptable général, le travail sur le terrain était ta véritable religion. Dur de se brider
lorsque l’on est grand orateur. Les carrières commerciales sont faites pour vous. Vous avez le sens du contact et de la négociation, pourquoi ne pas opter pour un emploi dans la force de vente.
Votre rigueur sera particulièrement appréciée, quant à votre capacité à gérer le stress et les responsabilités, elle n’est plus à prouver. Une clôture de bilan comptable vaut bien un closing
commercial.
Enseignant, le plus « beau métier du monde » ?
Enfin ça dépend. Voir toute sa vie rythmée par une sonnerie de cours d’école et transmettre sa passion devant un public aussi communicatif qu’un
Bernard l’Hermite, on a connu mieux. Ce n’est pas grave. Le relationnel c’est votre tasse de thé. Un profil très recherché par les cabinets de coaching et les centres de formation. On retrouve
aussi des anciens enseignants sur des postes plus techniques comme hotliner ou liés à l’événementiel (relation presse et communication).
L’industrie ou le royaume des chaises musicales
Quand un domaine de l’industrie tire la langue, un autre recherche ses pépites. Si aujourd’hui, l’automobile marche sur une jambe (ou plutôt
roule sur trois roues), le secteur ferroviaire aimerait bien s’attirer les louanges des techniciens du secteur. La SNCF s’est ainsi engagée à recruter 160 demandeurs d’emplois anciennement issus
du secteur automobile (équipementiers et constructeurs) Ces chômeurs seront embauchés à des postes d’entretien et de maintenance (100 postes) ou de conduite des
trains (60 postes). Un exemple parmi tant d’autres.
Quel est le point commun entre Matt Damon, Natalie Portman et Bill Gates ? Réponse : ces
trois people ont usé les bancs de la prestigieuse université d’Harvard, comme 40 prix Nobels avant eux. Aujourd’hui, rien ne va plus pour l’institution. Victime de placements financiers
malchanceux, la plus célèbre université américaine s’est résolue à dégraisser ses effectifs.
Marilyn Hausammann, vice-présidente chargée des ressources humaines, a annoncé 3 mesures : suppression de 275 postes sur les 16 000 que compte Harvard, gel des salaires pour l'année fiscale
2009-2010 pour plus de 9 000 employés, passage au temps partiel pour une quarantaine d’employés.
L’établissement de Boston va mal mais reste l’un des plus riches de la planète. Le fond Harvard regroupant les actifs de l’université, qui représentait 37 milliards de dollars d'avoirs au 30 juin
de l'année dernière, a dégringolé de 30 %. Aujourd’hui, il resterait doté d’un peu plus de 25 milliards d’euros. Un montant qui laisserait songeur n’importe quel recteur d’une université de
l’Hexagone.
Joie des déclarations politiques. Le président de la République Nicolas
Sarkozy a défendu son point de vue sur le travail dominical avec un exemple inédit. Lors de la visite des époux Obama en juin dernier, Nicolas Sarkozy a du intervenir pour faire ouvrir certains
magasins parisiens et permettre à Michelle et ses filles de faire un peu de shopping.
« Est-ce qu'il est normal que le dimanche, quand Mme Obama veut avec ses filles visiter les magasins parisiens, je doive passer un coup de téléphone pour les faire ouvrir ? » Le reproche est du
chef de l’Etat du pays de la baguette lors d’une table ronde à La Défense, le mardi 30 juin. A-t-il réellement téléphoné ? Personne ne le sait vraiment. Le sens de la communication et les
préparations des collaborateurs ont fait le reste.
"Il faut être raisonnable. Qu'est-ce que ça peut bien changer ? Quel principe républicain cela [le travail dominical] remet-il en cause ? Faut-il absolument que les magasins soient ouverts aux
heures et aux jours où les gens ne peuvent pas faire leurs courses ? (…) Avec 80 millions de touristes par an, ça fera un jour de plus où, dans les zones de tourisme, il y a aura de la
croissance", a également plaidé Nicolas Sarkozy considérant que Paris devrait en totalité être classée en zone touristique. La capitale reçoit 29 millions de touristes par an, plus de 13 fois sa
population totale (2,1 millions d’habitants.)
Ils étaient 108 à avoir été placé sur la liste noire de la direction. 108
rebelles de l’usine d’Osram en Alsace qui, pour avoir refusé une baisse de salaire de 12.5 % étaient directement menacés de licenciement. La justice vient de trancher. Le tribunal de Saverne
(Bas-Rhin) a proposé une médiation à la direction et aux employés. Durant les trois mois d'action du médiateur, le plan social est bloqué, de même que les baisses de salaires.
L’entreprise Osram filiale du groupe germanique Siemens est spécialisée dans la fabrique d’ampoules à incandescence. Celles-ci seront dès 2012 déclarés non conformes aux normes européennes. L’usine
d’Osram de Molsheim doit évoluer ou mourir. Une chose est sure pour l’industriel. Il va falloir dégraisser pour perdurer.
Dans ce sens, la direction de l’entreprise alsacienne a proposé en début d’année une baisse de salaire de 12,5% étalée sur trois ans "pour pérenniser l'emploi". Convoqués pour des entretiens
individuels, près de 500 salariés ont signé une déclaration acceptant ces nouvelles conditions. Mais 108 employés ont refusé. Nos Che Guevara locaux ont directement été placés sur la liste des
licenciements « pour raison économique » Le syndicat de salariés FO a répondu à l’attitude de la direction en portant l’affaire devant les tribunaux.
A l’argument avancé par les représentants de la direction « produire en France revient trop cher », le président du tribunal, Henri Ontabilla a répliqué en expliquant « la vocation sociale »
d’Osram, filiale d’un groupe multinational qui a généré 77,3 milliards d’euros de CA l’an dernier. Selon l’homme de Loi, Siemens génère autant d’argent « qu’un petit état ». En bref, Si
Siemens ne peut financer une médiation, ou des reclassements : qui le fera.
Les deux parties devront s'entendre sous quinze jours sur le nom d'un médiateur. Il sera nommé par le tribunal pour une mission de trois mois, renouvelable une fois.
A croire que certains n’ont que ce mot à la bouche : buzzer. Grace au web et au relais
médiatique (presse, TV), il ne faut que quelques jours à un chercheur anonyme pour devenir une vedette. C’est ce que l’on appelle le « buzz ». Alors doit-on en passer par là pour trouver un
emploi ? Nous avons posé la question à Sébastien Richard, directeur exécutif du Master MRH de l’université de Lille 1.
« Il est peu probable que cela influence le recruteur » annonce tout de go Sébastien Richard. « si le buzz du candidat permet de mettre en avant des qualités ou un savoir nécessaires au
poste désiré, pourquoi pas. Un recruteur recherche avant tout des compétences. »
Il y a des heureux…
Analysons quelques buzz de chômeurs. Ainsi en avril dernier, quand « Stivostin » ou plutôt Nicolas Catard, chef de projet informatique au chômage prend le micro et se filme en train de chanter
son désir d’emploi, il trouve un emploi chez Kewego, entreprise spécialisée dans…les solutions vidéo. En 2008, quand Emma, une jeune étudiante rennaise de 22 ans, à la recherche d’un emploi de
chargée de communication se la joue « candidate » sur les marchés de la capitale d’’Ille-et-Vilaine à l’occasion des dernières élections municipales, elle trouve un mois plus tard un emploi
d’assistante com’. L’argumentation développée par Sébastien Richard tient la route.
Yannick Miel est peut-être l’exception qui confirme la règle. En février dernier, le jeune homme de 23 ans, pourtant diplômé en master 2 d’économie de l’université décroche un poste (en
CDD) de consultant auprès du haut commissariat de Martin Hirsch après avoir distribué son CV habillé en homme sandwich sur le parvis du centre d’affaire de la Défense. Il faut dire que tous
les médias (presse, TV et radio) ont relayé son action. Le jeune homme est passé du statut de jeune diplômé au chômage à symbole d’une génération déçue. Or, les règles de la politique
guident parfois celles du monde du recrutement.
….et de la déception
Le buzz lancé par Jean-Pierre Le Floch n’a pas connu la même destinée. Souvenez-vous. En, mars dernier, l’ex directeur administratif prenait une initiative inédite. Quiconque l’aiderait à trouver
un emploi toucherait jusqu’à 50 000 €. L’ancien DAF est aujourd’hui encore au chômage. La médiatisation a ses limites comme les RH ont leurs tabous. On évite de parler gros sous avant même un
premier contact professionnel. A trop vouloir « buzzer » on prend le risque d’effrayer les recruteurs.
Visible un jour ne veut pas dire visible toujours
Pour Sébastien Richard « Chercher à se démarquer et donner de la visibilité à sa candidature a toujours existé. Ce phénomène est d’autant plus fort en période de crise. Internet n’a
fait qu’amplifier cette tendance.»
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Libraire pendant deux ans (entreprise Richer puis groupe Decitre), puis éditeur papier (Elsevier Masson) et enfin éditeur web, j’anime les sites d’emploi et de formation de la société Adenclassifieds (groupe Le Figaro) depuis 2007. En charge principalement du site Keljob.com depuis octobre 2008, je rédige, brèves, billets, articles, interviews, dossiers sur tout ce qui fait l’actualité de l’emploi. Vous trouverez aussi sur ce blog, partie du travail réalisé pour cadremploi.fr.